Chapeau mouton et mode de pluie à Bulat-Pestivien : C’est la laine qu’elle préfère !

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Carder la laine (mettre les fils dans le bon sens), réaliser un chablon (dessin de base), travailler à la table de tri n'ont plus de secret pour Anne Le Brigant depuis son passage au centre de formation LAINAMAC. Anne fabrique ainsi - surtout en hiver - des chapeaux en laine imper - méabilisés et parfois agrémentés de tissus ou cravates de couleurs. Elle peut vous présenter ses créations au Ch'Ty Coz de Bulat-Pestivien où elle épaule régulièrement Émmanuelle Quenton.

Vous ne pouvez pas ne pas avoir remarqué dans notre dernier numéro le magnifique chapeau en laine porté avec une élégance certaine par Brice Thomas, l’apiculteur-récoltant de Saint-Nicodème. Et bien, ce modèle est l’œuvre d’Anne Le Brigant, jeune et talentueuse chapelière de Bulat-Pestivien.

Une campagne verdoyante et vallonnée située à un bon kilomètre du bourg de Bulat-Pestivien. Quelques blocs de granit posés ça et là. Au bout de la route, une bergerie et, tout près, une lumineuse maison d’habitation solidement bâtie en pierres du pays. Voilà, le décor est planté. C’est ici, à Goarem-Guellec, qu’Anne Le Brigant élève ses brebis et ses agneaux. Et c’est également ici qu’elle confectionne ses beaux chapeaux en laine. Cette activité atypique, elle la mène depuis maintenant trois ans. « Je souhaitais faire quelque chose de manuel qui soit complémentaire à mon travail d’éleveuse de brebis à viande. »
Partant du principe que rien ne doit se perdre, l’idée lui est venue de récupérer sa laine qu’elle sait de qualité et de lui trouver un débouché original. Devenir modiste lui semble alors un excellent objectif. Et après un passage instructif au centre de formation de LAINAMAC en Creuse, le projet se concrétise.
Ensuite, seulement ensuite, est venu le temps de la création de ses premières pièces. Et là, belle surprise : le succès est rapidement au rendez-vous.
« Je ne pensais pas en vendre autant », avoue modestement la modiste.
Ses feutres rustiques, elle les réalise totalement à la main sur un vieux moule en bois chiné dans une brocante. Cela lui demande pas mal d’énergie et aussi un sacré savoir-faire. « Pour un chapeau moulé, il me faut plus de cinq heures de travail. Un peu moins, de 2 à 3 heures, pour les chapeaux cousus. »
Aujourd’hui, la mode est sans conteste aux chapeaux années 30 pour les dames et aux moulés pour les messieurs. Des modèles que vous trouverez aisément aux marchés ou foires alentours (Rostrenen, Belle-Isle-en-Terre, foire aux courges à Pédernec, fête de la laine à Bulat) où Anne a ses habitudes, souvent accompagnée de son amie et voisine Marion Delisle, spécialisée quant à elle dans les matelas en…laine.

Chapeau mouton et mode de pluie
Feutre de laine rustique
à Bulat-Pestivien
06 78 33 16 63
ou au 02 96 38 99 67
anne.lebrigant@gmail.com
Chapeau moulé : de 120 à 150 euros. Chapeau cousu : de 45 à 50 euros. (Commande de colis de viande d’agneaux bio élevés à l’herbe possible).