Au cœur des copeaux : Françoise Wiart, artisane du bois LaDy Gouges à Saint-Nicodème

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En cette fin d’année, Françoise Wiart sera présente sur de nombreux marchés de Noël : à Rostrenen, à la MAS de Callac et à Louargat. Il est également possible de se procurer ses créations sur sa boutique en ligne. Il est à noter que ses prix restent tout à fait raisonnables, de 22 à 40 euros. Une partie non négligeable de ses bénéfices lui sert d’ailleurs à acheter ou à renouveler son matériel.

Françoise Wiart a toujours aimé le bois et les infinis possibilités qu’il offre. Toute jeune, elle voulait intégrer les Compagnons du Devoir, mais à cette époque, cela était absolument impossible pour une femme. Elle a donc épousé une autre carrière, militaire celle-là. Elle est néanmoins revenue à ses premiers amours vingt-deux ans plus tard, grâce à un ami tourneur.

Depuis qu’elle a découvert les tenants et les aboutissants du tournage sur bois avec Yann Le Mée, via le Club des tourneurs d’Armor et de l’Argoat, basé à Bégard, et approfondi ses connaissances auprès du Maëlois Joël Le Fouleur et de la professionnelle briochine Lor Debest, Françoise tourne et tourne encore dans son atelier-garage de Saint-Nicodème. Jours après jours.
« Elle peut rester jusque très tard dans la nuit », dit d’elle son mari.
Avec ses multiples gouges, son tour, sa scie à ruban ou sa perceuse à colonne, elle crée des pièces harmonieuses et durables qui allient fonctionnalité et esthétique. Ces stylos, jouets, porte-clés et vaisselles en bois en sont de parfaits exemples.
« Mon style est assez rustique, parfois féminin, parfois masculin. Cela dépend des objets. »
Françoise utilise de préférence des essences locales qu’elle trouve près de chez elle ou qui lui sont fournies par ses voisins : hêtre, chêne, if, mahonia, merisier, frêne, etc. « On peut très vite obtenir de bons résultats si on se concentre sur son travail. Au bout de trois séances, il est possible de faire des choses intéressantes. Techniquement, c’est abordable alors que financièrement, c’est plus délicat (prix du matériel, NDLR). »
Il faut évidemment respecter les consignes de sécurité à la lettre et préparer ses outils avec une certaine rigueur.
« Il est très important d’avoir un bon touret d’affûtage. »
En tous cas, Françoise Wiart, qui a démarré son autoentreprise en juin 2024, se complaît au milieu des copeaux. « Ça me vide la tête », affirme-t-elle, tout sourire.

À titre d’exemple, la réalisation d’un crayon en bois demande près de deux heures et demie de travail à Françoise.

LaDy Gouges
Tournage sur bois
Saint-Nicodème
06 37 38 59 12
ladygouges@gmail.com
lady-gouges.fr