Lutte bretonne : le Gouren, école du respect et de la camaraderie

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"La lutte est un sport qui crée du lien" souligne Guillaume Colas. Celui-ci insiste aussi sur le travaill d'équipe effectué au sein de "Skolioù Gouren"

« Je jure toute loyauté, sans traîtrise et sans brutalité… » Ce serment, prêté avant chaque tournoi résume à lui seul l’esprit de la lutte bretonne. Quelque peu délaissée dans les années 80, cette discipline bénéficie aujourd’hui d’un énorme travail réalisé auprès des jeunes et voit la courbe de ses pratiquants augmenter significativement. Ils sont maintenant près 3000 à revêtir la roched, vêtement traditionnel du Gouren, dans notre département.

Guillaume Colas, permanent au comité départemental Skolioù Gouren et plus particulièrement chargé du développement de la lutte bretonne sur l’ouest du département en est intimement persuadé : « Le Gouren est un sport bien   encré dans son temps, tout à fait adapté à son époque, très ouvert sur le monde. Il faut le sortir de cette image de folklorique, quelque peu péjorative.» Témoin le récent championnat d’Europe de lutte Celtique qui s’est déroulé de la plus belle des manières à Brest devant près de 5000 spectateurs. « L’organisation y était  moderne et très professionnelle. » Il n’empêche que les lutteurs restent attachés à leurs valeurs ancestrales, à savoir le respect, la solidarité et l’esprit de camaraderie. Et il existe aussi aussi une grande vigilance par rapport à l’argent. « La lutte est plus qu’un sport, c’est une grande famille, » poursuit le jeune homme de Plouberze. Chance inouï, le Gouren figure maintenant au programme pédagogique de l’Éducation Nationale. « Les enfants adorent.  Le travail que nous effectuons auprès de ces jeunes porte ses fruits. Ainsi, les initiés d’aujourd’hui deviendront peut-être les licenciés de demain. » L’optimisme est donc de mise au sein du comité. Il est vrai que la création et l’animation de réseaux  ainsi que l’effort sur la formation des encadrants  effectués par Guillaume et ses collègues ont placé la lutte bretonne dans une spirale gagnante. D’une poignée dans les années 80, le nombre de licencié atteint aujourd’hui les 360 dans les Côtes d’Armor. Les pratiquants réguliers de ce sport aux origines lointaines (probablement au IVè siècle) sont, quant à eux, évalué à plus de 3000. « La lutte est un sport qui créé du lien », souligne Guillaume Colas. Celui-ci insiste aussi sur le travail d’équipe effectué au sein de Skolioü Gouren.

Guillaume Colas, chargé du développement du Gouren
Guillaume Colas, chargé du développement du Gouren

www.gouren.com

11 clubs en Côtes d’Armor dont Bégard, Louargat, Bourbriac, Lannion, Vieux-Marché, Guingamp (en reconstruction) et Paimpol (en sommeil). Près de 400 licenciés pour 3000 pratiquants.