En juillet, la famille Glaizot repart autour du monde : rêver un impossible rêve

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Les journées d’escales sont rythmées le matin par les devoirs et les petites bricoles et par des randonnées, des visites (ici les îles Grenadines), les courses et le quotidien l'après-midi.

Bora-bora, Papeete, les Açores et ses beaux couchers de soleil, les Caraïbes et ses coraux : qui n’en a pas rêvé ? Juste une fois ? De tout quitter, de larguer les amarres et de vivre sa vie en toute liberté. Emmanuelle et Maxime Glaizot, les parents, Camille, Marin et Simon, les enfants, l’ont déjà réalisé ce rêve un peu fou il y a cinq ans, lorsqu’ils ont navigué jusqu’aux Antilles pour un beau voyage de près de douze mois. La famille s’apprête à récidiver avec, cette fois, la Polynésie pour ligne d’horizon. Départ du légué le 14 juillet prochain pour un périple de trois ans.

Simon, Emmanuelle, Maxime, Marin et Camille seront fin prêts pour le départ du Légué fixé au 14 juillet prochain. Elle, infirmière puéricultrice et lui, ingénieur informaticien, n’excluent pas de travailler lors de certaines escales. « Ça dépendra de nos finances ».

« Nous ne voulions pas laisser nos envies dans un carton. Remettre à plus tard aurait certainement été ne pas le faire du tout, » commencent Emmanuelle et Maxime. C’est ainsi que les deux parents et leurs trois enfants sont partis un beau matin d’août 2014 en direction des Antilles afin de vivre une aventure qu’ils ont tant désirée. Pourtant, à l’époque, ils n’avaient pas une énorme expérience de la mer. « Je naviguais dans la baie de Saint-Brieuc et j’étais allé une fois en Angleterre, » précise Maxime.
Qu’importe, le projet est là et se doit d’être concrétisé.
« Ce voyage s’est fait en mode découverte. Nous voulions savoir si cela correspondait à ce que nous cherchions vraiment » .
Partir est un peu « un grand déménagement » . Bien sûr, il est difficile dans un premier temps de quitter copains et familles, surtout pour les enfants. Mais cette histoire est aussi la leur. « Ils sont très impliqués, » souligne Emmanuelle.
Le plus dur est, peut-être, « de prendre la décision puis de franchir les écluses du Légué». Après, « c’est l’apprentissage de la liberté. Les seules contraintes sont celles que l’on s’impose ».
Ainsi, Moussespic, leur bateau de 11,20 m de long et 3,50 m de large, met fièrement le cap sur Porto-Santo, Madère et les îles Canaries avant de filer toutes voiles dehors vers les Açores et les Antilles.
« Le bateau est une sorte de caravane ou de camping-car avec une grande piscine autour, » s’amuse Maxime.
En tout cas, Camille (aujourd’hui 11 ans), Marin le bien nommé et Simon (jumeaux de 9 ans) gardent en mémoire, tout comme leurs parents, d’inoubliables souvenirs. Des « bains chauds aux Açores », pour l’un, « de grandes daurades à Grenades » pour d’autres. Ou encore ces paysages « cartes postales » sur les îles Grenadines. Ce voyage a donc été riche d’expériences et de découvertes. L’occasion également de belles rencontres avec d’autres équipages.
Quatre ans après, la famille s’apprête donc à remettre cela. Cette fois, l’idée est de rallier la Polynésie. C’est qu’ils y ont rendez-vous avec des amis croisés lors du premier voyage du côté de São Miguel. Trois ans devraient suffire.

La vie à bord du Moussepic :
A bord, la journée type commence par un petit déjeuner en commun. Ensuite, chacun vaque à ses occupations (jeux, entretien et réparations diverses, lecture, repos) puis vient la préparation du repas de midi. Pendant ce temps, les enfants assurent leur quart (de une à deux heures). Le repas est pris aux alentours de 12h avant, pour certains, une petite sieste. A 16h, goûter (en réalité le dessert du midi). Et assez vite (18h/19h) vient le temps de l’apéritif (sans alcool), moment des devoirs (fournis par le CNED) pour Camille, Marin et Simon. « C’est vivant, civique, toujours sous forme d’échange. Ils s’organisent beaucoup par eux-mêmes ». Et pour finir le repas du soir.
Ensuite, il faut s’organiser pour les quarts de nuit. En général, c’est Emmanuelle qui commence de 21h à 23h. Le relais est pris par Maxime de 23h à 2h du matin. Puis Emmanuelle de nouveau de 2h à 5h. « Bien souvent lorsqu’il n’y a pas de risque, ni de danger, on somnole quelque peu, » expliquent-ils. La fin de la nuit (5h-7h) est assurée par Maxime.

Le site : www.MOUSSESPIC.fr