Ecoquartier Robien : Identité, culture, nature… Les Robiennais sont grands ouverts

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3 000 habitants dont plus de 300 adhérents au CAR (Comité d’Animation de Robien) et des initiatives qui lui ont valu l’estampille « écoquartier ». Label mérité autant pour le dynamisme culturel du lieu que pour ses particularismes urbains, sociaux et sa biodiversité. Robien, c’est trop bien !

« L’identité affirmée de ce quartier, note Alain Le Flohic, président du CAR, tient sans doute à sa nette délimitation, entre voie ferrée, rocade et vallée du Gouëdic. Et puis historiquement, c’est un fief ouvrier. » En effet, du temps de Manoir Industrie, de la filature du Mont Carmel, Stef, Sernam… Robien abritait des centaines d’ouvriers dans des maisons serrées les unes aux autres, comme pour se tenir chaud, avec leurs petits jardins derrière, plus nourriciers que décoratifs. L’activité faisait vivre un chapelet de petits commerces, de cafés ; la proximité et l’égalité de sort favorisaient l’entraide.
En 1984, pour conjurer la désindustrialisation, un comité de quartier se crée : le CAR. Avec l’aide de la Ville, des assos, les habitants imaginent des moyens de remplacer les friches, de bousculer la morosité.
L’effervescence, la tradition de bon voisinage, d’accueil attirent là de nouveaux venus. « Récemment, un couple de Parisiens a préféré s’installer ici qu’à Montpellier, parce qu’en quelques contacts, ils s’étaient constitué un réseau, des amis, des opportunités… », argumente Swan, photographe et journaliste au Paysan Breton, Robiennais depuis huit ans.
Robien fait le mur et le son. D’ailleurs, Swan ne s’est lui-même senti faire partie des murs que lorsque ses œuvres et celles de son comparse Deuxben ont été reproduites sur les façades d’habitants volontaires. Depuis, ça a fait tache d’huile : photos et peintures illuminent murs, portes de garage, cours d’immeubles, souvent en grand format. Robien Les Murs, on appelle ça, avec des thématiques comme « Les poules ou L’amour ». Tout un programme…
« Le quartier mêle pavillons et immeubles, justifie Alain. La culture facilite la mixité. Le street-art en bas d’un immeuble aide à sa reconnaissance, montre qu’il est digne d’art. » Autre aide à cette mixité : les assos qui, comme l’Envol, veillent à l’intégration de jeunes migrants. « Notre identité, c’est avant tout l’accueil ! » En témoignent les jardins privés où sont organisés des concerts comme ceux d’Idrissa Kouyaté, le plus robienniais des Maliens.
Mais aussi les fêtes de printemps ou Robien Libré qui mêlent populations, cuisines, cultures du monde ; le nouveau marché nomade tous les premiers mardis du mois… Des animations menées de concert avec les habitants mais aussi avec les écoles de toutes confessions : Guébriant, Hoche, Diwan, Ste Bernadette. La culture ici, c’est aussi les promenades littéraires, les activités aquariophilie, yoga, couture, méditation, chorale, dessin… Deux pages1 n’y suffiraient pas! Sans compter l’attente du futur petit théâtre où auront lieu spectacles vivants, rencontres et ateliers ; projet du collectif de photographes Les Flous Alliés 2.

(1) voir le détail sur http://www.quartier-robien.fr/
(2) photoswan@gmail.com

« Robien Les Murs », quand les façade prennent la parole.