NaD, artiste contemporaine à Belle-Isle-en-Terre : L’audace de la liberté

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Originaire de Toulouse, Nadia Bounhar s'est retrouvée un peu par hasard à Belle-Isle-en-Terre. « Une histoire de rencontres, dit-elle. J'ai aimé la douceur de vivre de la région et je ne me voyais pas m'installer ailleurs. Puis, j'ai trouvé cette maison où j'ai pu aménager mon atelier. » Atelier dans lequel elle organise régulièrement des stages de découverte propices, selon l’inspiration du moment, au lâcher-prise. « Ce n'est pas intellectuel du tout ! »

Les personnages de NaD portent en eux « le défi de l’innocence et l’audace de la liberté » selon le site des Artistes Contemporains. On ne saurait mieux dire, tant les œuvres oniriques de l’artiste plasticienne belle-lisloise vous emportent dans un inoubliable et fantasmagorique voyage.

Toute petite déjà, elle récupérait des bouts de fils de fer, du papier et des tissus dans la décharge sauvage située non loin de chez elle. Et, avec ces matériaux pas nécessairement nobles, NaD façonnait de singulières caisses de pirates ou de drôles de petits personnages.
« Je suis une récupératrice, dit-elle, confortablement attablée dans son séjour, un thé chaud à la main. C’est ma façon de vivre, mon état d’esprit. J’ai toujours aimé détourner les objets et les remettre en valeur. » Oui, mais à sa façon, celle d’une artiste.
« Ce sont eux, les objets que je recycle, qui m’inspirent, affirme-t-elle. Mais aussi mon ressenti, ce que je vis, les gens que je croise. En matière de création, je n’ai aucune restriction, je vais où je veux aller. Et je souhaite rester libre sans me soucier de ce que les autres pensent. Je travaille avec ce que je suis. »
Nadia Bounhar est comme cela : spontanée et instinctive. « J’adore ce qui est brut. Je fais peu de retouches et, quand je sculpte, je ne réfléchis pas. Je me mets en action et je ne cherche pas midi à 14h00. »
Ainsi naissent dans son lumineux atelier de la rue Saint-Jacques d’étranges et fascinantes sculptures, faites de papier mâché et de terre cuite, aux fines ossatures de métal. Bien souvent mi-homme, mi-animal. Des créatures de jolies tailles : un homme volant avec sa maison sur le dos, Androida et son ventre de verre qui ne demandent qu’à prendre leur envol vers un ailleurs lointain et vivre leur vie sans pesanteur.
C’est sûr, NaD évolue dans un monde qui lui est propre. « Je n’aime pas les tendances, souligne-t-elle comme une évidence. Ni le système conventionnel du monde des arts. » Elle préfère faire « (s)a petite histoire personnelle avec légèreté et garder (s)es valeurs humaines. Et, surtout, rester humble. »

NaD
12, rue Saint-Jacques à Belle-Isle-en-Terre
Visite sur rendez-vous au 06 75 49 50 64