
Très bonne élève, Gaëlle Penault a étudié à Sciences-Po avant d’endosser quelques années durant l’habit de cheffe de projets européens, spécialisée dans la pêche et l’agriculture. Depuis trois ans, changement de cap, elle propose des ateliers de cuisine qui sont autant d’aventures culinaires. Son parcours professionnel peut surprendre. Et pourtant…
Et pourtant, il y a pour la jeune Tagarine comme une sorte de continuité avec, notamment, cette envie de découvrir le monde, cette curiosité des choses et cette soif de transmettre. « De plus, j’ai toujours aimé m’imprégner des pratiques culinaires locales lors des voyages (Brésil, Italie… ndlr) que j’effectuais pour mon travail pour, ensuite, partager ces expériences avec mes proches. »
Cela a toujours été central pour elle. « Je suis habitée par la cuisine. C’est une chose sur laquelle je ne fais pas de compromis. »
Toute petite déjà, elle était dans les jupes de sa grand-mère lorsque celle-ci s’affairait aux fourneaux. C’est dire. « Les gestes, les textures, tout cela me parle… »
Aussi, fruit d’une mûre réflexion au moment du Covid, a-t-elle décidé de franchir le pas et d’aller vers son idéal à elle : cuisiner. « Je ne voulais pas avoir de regrets. » Une formation au GRETA de Lannion plus tard et la voilà munie du précieux sésame : un CAP cuisine. Dès lors, elle peut mettre en place les ateliers qu’elle a imaginés. Ouverts à toutes et à tous, ceux-ci se déroulent en toute décontraction. On y travaille les produits bio et de saison dans une bonne humeur communicative. « On rit beaucoup et il n’y a vraiment pas de pression. On peut venir les mains dans les poches : je fournis et le matériel et les ingrédients. » Avec Gaëlle, les apprentis cuisiniers d’un jour abordent généralement des recettes « simples et gourmandes » qu’ils pourront reproduire aisément chez eux : des potées épicées aux légumes d’hiver, des tartes aux citrons, des douceurs bretonnes ou, encore, de la cuisine de bistrot. Avec, toujours, cette technicité et ces petites astuces qui font la valeur ajoutée d’un plat.
Parfois, les ateliers lorgnent du côté de contrées plus lointaines avec un Moqueca (ragoût de poisson brésilien à la noix de coco gingembre) ou une Pavlova qui est, il faut le savoir, la star des desserts australiens.
« J’ai près de soixante-dix recettes, y compris véganes, dans mon carnet qui me viennent de Bretagne, bien sûr, mais aussi du Liban, d’Italie, de pays asiatiques et d’Amérique. »
Autre facette de son savoir-faire, Gaëlle peut aussi être votre cheffe cuisinière à domicile pour quarante personnes maxi. « Il me faut juste une prise électrique, de l’eau, une table et des chaises. Pour le reste, je m’occupe de tout. »

Ateliers de cuisine & aventures culinaires
24 rue Jean-Louis Heurtel
Binic-Étables-sur-Mer
06 77 47 95 76
contact@ateliers-court-bouillon.com
www.ateliers-court-bouillon.com




