Ponchos-capes, sacs, photographies, sculptures, expos… : Denis Pochard, l’agité du bocal

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* Denis Pochard a longtemps évolué dans le monde de la publicité en tant que créatif, notamment à Paris, chez RSCG puis au sein de sa propre agence, ainsi que dans les Côtes-d’Armor. Il a cédé son entreprise à ses salariés il y a une dizaine d’années, soit trois ans avant l’âge de la retraite. Depuis, il se consacre pleinement à ses créations : lampes-suspensions à ampoules à incandescence, photographies de fragments de ciel bleu captés aux quatre coins du monde, tableaux mêlant sculptures et photographies autour de crustacés anthropomorphes, chaises pédagogiques, ou encore sacs marins de ville ; ces derniers restant à l’état de prototypes ; dans une démarche nourrie à la fois de poésie et d’inspiration dadaïste. Il convient également de mentionner son exposition présentée récemment à Morlaix, consacrée à une série de photographies volontairement provocantes intitulée « Éros et Thanatos, les Précieuses ridicules », inspirée par, pour le dire pudiquement, les « bijoux de famille ».

« Je suis un agité du bocal, un agité du local » : c’est en ces termes que se présente le Paimpolais Denis Pochard, véritable touche-à-tout, l’esprit toujours en éveil, curieux de tout. Rencontre.

Toujours en mouvement, Denis Pochard aime expérimenter, créer et explorer. D’un esprit volontiers dadaïste, il s’aventure dans des univers variés, partout où sa créativité peut s’exprimer, et multiplie les projets*. Avant-hier, il imaginait des lampes-suspensions artistiques numérotées ; hier, il se consacrait à la photographie d’art ; aujourd’hui, il conçoit des sacs de ville en toile ornés de pompons rouges ; demain, il inventera sans doute des chaises pédagogiques en forme de lettres de l’alphabet destinées aux enfants des écoles.
« Tout m’inspire. Il suffit d’ouvrir l’œil et de cultiver son imagination. »
Cette source d’inspiration inépuisable, il la doit, confie-t-il, à « l’amour et aux femmes qui ont partagé ma vie ».
L’histoire du poncho-cape en laine qu’il a imaginé mérite d’ailleurs d’être racontée : « Je voulais offrir un cadeau d’anniversaire à une amie. J’en avais assez de la voir toujours porter des pulls marins. Alors j’ai réfléchi et, avec la couturière de haut vol Delphine Pierrette (voir Flâneur n°56), nous avons trouvé une coupe formidable en nous inspirant des vêtements maritimes pour créer quelque chose de nouveau, mi-cape, mi-poncho. En rendant hommage aux grands classiques du vestiaire féminin et masculin. »
Les trois premiers modèles ont été offerts à son amie et à ses deux filles. « Leurs copines en ont toutes voulu. J’ai alors lancé une marque et nous les avons fait fabriquer chez Rochan Maille, un petit atelier morbihannais. » Le succès est immédiat : tout se vend très vite, et d’autres déclinaisons suivent ; poncho-sweat et poncho-jean (fabriqué au Portugal, faute de solution en France), poncho-velours (chez Dolmen, à Guingamp)… avec le même engouement. Près de 2000 pièces ont été écoulées en 2003. Aujourd’hui, les ventes se situent entre 400 et 500 unités par an. « Nous avons fait ça pour le fun, et non pour l’argent », ajoute Denis avec amusement.

Les prix varient de 90 à 195 euros selon les modèles.

Maison Poncho à Paimpol
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Chez Apotheca Concept à Paimpol et maisonponcho.fr