Cours de cuisine : La grande tendance du moment

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Les émissions télé sont passées par là :
Le fait-maison reprend du poil de la bête. Et pour goûter à la différence, rien de tel que de vrais chefs pour redonner le goût de se mettre aux fourneaux.Tout le monde s’y attèle : gourmets chassant la routine, hommes incités par leur femme, femmes par souci diététique, étudiants novateurs… Et même les plus jeunes pour épater les copains. Illustration.

Comme des chefs…

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 » Allo ! Vous venez goûter avec moi ? J’ai fait des mousses framboisées ! »
Siméon jubile au sortir de son atelier cuisine. Au départ, c’était pourtant pas gagné. Ses collègues et lui (6 à 11 ans), on ne les entendait pas, trop timides. Seule audible, la voix posée d’Emmanuel Lojou, le chef : « On va peser le sucre et le coulis, réchauffer le tout et y ajouter la gélatine ».
Les choses commencent à se réchauffer au fouettage de la crème. Le plus jeune, six ans, est un habitué : « Je suis déjà venu 5 ou 3 fois… » Beaucoup maîtrisent la pesée, les instruments. Pour l’émulsion, on sent l’émulation, et même un début d’expertise.
Après une heure, l’ambiance monte dans l’atelier au rythme de la chantilly dans le batteur. On s’amuse à presser la poche de crème qu’on couronne de copeaux ou de galette au chocolat. En 2 heures, l’affaire est dans la boite à gâteaux, que le chef agrémente de quelques financiers.
 » On fait quoi la semaine prochaine ?  » demande déjà Léna, fière devant les yeux éblouis de sa maman.
Que celle-ci se rassure, elle pourra suivre l’atelier adulte, qui a aussi un franc succès. Concocter un plat délicieux devient facile avec Comme un Chef, même quand on croit cuisiner comme une tarte. Emmanuel conseille aussi les cordons-bleus et les pros en manque d’inspiration. « A domicile ou au restaurant, je m’adapte au matériel disponible, pour que chacun puisse refaire la recette facilement. »
Et Siméon, à la maison, d’épater la galerie en proposant de refaire sur le champ ce que les petites cuillers ont avalé trop rapidement.

Comme un Chef
Adultes/Enfants/Pros.
Z.A. de Keradrivin,
Lannion. 09 67 53 36 79
www.facebook.com/commeunchef22

Pascale cuisine sain, simple, sans viande… savoureux

La vache folle a marqué les esprits. Le lien entre nutrition et santé est devenu évident. Mais les mêmes esprits associent encore trop souvent « nourriture saine » à « fade » ou « triste ». Chaque semaine, Pascale Gourdon s’amuse à leur prouver le contraire.

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Qui a dit que les hommes ne s’intéressaient à la cuisine que pour la goûter ? Ce jour, à l’atelier de la biocoop, ils sont cinq sur les six présents. Et ce n’est pas seulement parce qu’il est animé par une charmante femme.
Chaque lundi soir ou mercredi matin, Pascale, nutritionniste, propose un plat et un dessert. Ce matin c’est dhal de lentilles corail à l’indienne et mousse de chocolat au tofu soyeux et noix. Hmmm… Pour ne pas se gêner, un groupe va s’attaquer au dessert, l’autre au plat, puis inverser. On tente des variantes : avec ou sans piment pour le dhal, avec fleur d’oranger ou pas pour la mousse. L’attention des apprentis varie aussi : concentrée et blagueuse en alternance. ça roule en harmonie.
Ça roule parce que Pascale fait le lien. Chacun a toutefois ses raisons de venir ici. Michel, incité par sa femme, remet le couvert après une première session d’un an. Il a aimé les bricks avec feuilles de riz. Gérard, lui, se remet d’un cancer qui lui a fait comprendre l’importance d’une nutrition saine. Il en est persuadé : cela lui a évité la chimio et permis de créer un site (http://cuisine.tregor.org). Yves-Marie vient depuis septembre « au départ pour mieux me nourrir, maintenant pour la convivialité. Et les gâteaux, » finit-il par lâcher.
Richard, lui est anglais. Il vient parfaire son français et son niveau culinaire : « Ma femme et mon beau-père sont bons cuisiniers… » Il les a pourtant a épatés avec son cassoulet végétarien. En effet ici, pas une once de viande, même si les saveurs s’en rapprochent.
Danielle, la petite dernière est à son second cours, « pour manger plus de légumes ». Fidèle aux consignes, elle a refait chez elle le gratin dauphinois. « Un peu moins bien qu’ici, mais très bon quand même. » La cheffe approuve : « On peut suivre tous les cours du monde, si on ne met pas en pratique aussitôt après, ça ne sert à rien. »
Avoir chaque semaine les papilles en fête et la conscience en paix côté santé et tour de taille, c’est la mission de Pascale. Délicieusement accomplie.

Pascale Gourdon.
Biocoop Traou an Douar
Route de Trébeurden, Lannion
06 13 67 20 48.
http://entrepreneurs.cae22.coop/-Pascale-GOURDON