Pour Thomas, verrier à Bréhat : «C’est pas sorcier»

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« Il faut au minimum quinze ans pour faire un bon verrier,» disent les spécialistes. Volontiers nomades, les souffleurs de verres acquièrent de l’expérience au cours de leur carrière qui peut les conduire un peu partout dans le monde.

Sa vocation pour le métier de souffleur de verre est tout simplement née devant la télévision alors qu’il regardait l’émission de Fred et Jamy « C’est pas sorcier ». Et aujourd’hui, après une belle formation et quelques enrichissantes expériences, Thomas Bénicourt exerce son art aux Verreries de Bréhat dans le cadre particulièrement enchanteur de la Citadelle.

« Je suis resté bloqué là-dessus, » raconte Thomas. C’est en regardant « C’est pas sorcier » à la télévision qu’il a eu le déclic, la révélation : « Ce travail de souffleur de verre est fait pour moi ».
Et peu après, en fin de 3ème, le jeune Tourangeau prend la direction de Moulins afin de se former à ce métier de passion. Il faut savoir, qu’en France, seules trois écoles le permettent.
Là-bas, dans l’Allier, loin de chez lui, il découvre la matière et les techniques ancestrales du soufflage de verre qui nous viennent, dit-on, de la civilisation Romaine.
Et il en faut de la patience et de la rigueur alliées à un indispensable sens artistique pour s’épanouir dans un domaine aussi exigeant. Après avoir obtenu ses diplômes (CAP et BMA) et acquis une certaine expérience, Thomas travaille depuis maintenant deux ans sur l’île aux fleurs, aux Verreries de Bréhat, une entreprise qui cultive l’excellence. Le jeune homme aux dreadlocks demeure à Pléguien et vit désormais au rythme des navettes des vedettes. « Et pour un Tourangeau comme moi, c’est une vraie chance de travailler dans un cadre comme celui-ci, au bord de la mer. C’est le top.»
Les pièces (luminaires, lustres, verres soufflés, boutons de portes, boules d’escaliers) qu’il réalise avec ses collègues se retrouvent bien souvent à Rabat, Hong-Kong, Londres ou encore à Paris (chez Dior, au Bristol). C’est que l’entreprise bréhatine a acquis au fil des années une belle réputation internationale. « 28 % de notre production est destinée à l’export, » confie Yves Neumager, le créateur des Verreries.

Les Verreries de Bréhat
La Citadelle
Bréhat
02 96 20 09 09
www.verreriesdebrehat.com/ IMG_0647IMG_0655IMG_0630IMG_0639

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