Le Légué : Patron, une deuxième tournée !

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La Grand’Voile

Quand Andréa Taubert a quelque chose à vous dire, elle ne s’embarrasse pas de fioriture. Tout comme sa collègue de La Table du Port (voir ci-dessous), elle ne supporte pas d’entendre parler de « bobos » au sujet du Légué. Mais alors, pas du tout.
« Ça fait vingt ans que le Légué vit avec les ouvriers. Le Légué, ce n’est pas seulement des Costards, martèle-t-elle. Ce n’est pas cet esprit-là. Ici, c’est avant tout un village. Pour moi, le bar des Mouettes est celui qui symbolise au mieux l’âme du quartier .»
Associée depuis trois ans à Laurence Guillonnet, Andréa accueille une clientèle qui a finalement peu changé. « Nous n’avons pas de catégories, pas de castes. Chez nous, tout le monde trouve son compte : les ouvriers, les employés du port, les gens des bureaux, » assure la dame au franc parler et au grand cœur.
Il est vrai que la cuisine « maison » séduit et que le prix d’appel est attractif: 12,50 euros pour un menu complet. D’ailleurs, la Grand’Voile et l’accueil de ses « chouettes filles » sont vivement conseillés par Yelle, la chanteuse branchée…

La Grand’Voile
Restaurant-Hôtel (12 ch)
5, rue de la Poste Plérin
02 96 33 10 16
Le midi, du lundi au vendredi


La Table du Port

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«Ici, la clientèle n’a pas changé. On pense être resté populaire. Chez nous, tous le monde est le bienvenu, » commence Christèle Pacheu qui réfute avec vigueur le terme de «boboïsation» accolé à son quartier de cœur. Quinze ans que Christèle et son mari Patrick sont présents sur les bords du Légué. Tout d’abord au Grand Léjon où « nous étions jusqu’à huit à travailler. » C’est un architecte rennais, clairvoyant en la circonstance, qui leur avait à l’époque soufflé l’idée de s’installer à cet endroit. « Vous verrez, ce sera bientôt l’Eldorado briochin. »
Bien sûr, aujourd’hui le quartier est en pleine évolution.
Mais pour le couple, l’esprit du Légué demeure. Depuis deux ans, Christèle et Patrick écrivent une nouvelle page de leur histoire à la Table du Port. « Nous passions tous les jours devant cette maison en ruine, rue Douane, tout près de la place de la Résistance. Nous nous sommes alors dit : pourquoi pas en faire un restaurant ? » La question a trouvé sa réponse en juin 2015. « Notre cuisine familiale reste à la portée de tous et nos prix sont très raisonnables (ça démarre à 12,90 euros). » Et principe de base : « Tout est fait maison ».

Le Grand Léjon

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La succulente soupe de poisson, le dos de cabillaud à la sauce chorizo ou encore le baba au rhum du chef Stéphane valent à eux seuls le déplacement dans cet emblématique restaurant du Légué (ci-contre). Le tout est naturellement « fait maison selon les arrivages». « Séduit par l’emplacement et un lieu qui promettait beaucoup », Audrey et Stéphane ont pris les commandes du Grand Léjon en avril 2015. Il s’agissait d’un retour en Bretagne pour eux qui avaient jusque-là beaucoup bougé. Ils ne regrettent assurément pas leur choix car, disent-ils, « le Légué est un ensemble qui donne envie de venir. »

Le Grand Léjon
3, place de la Résistance
Plérin
02 96 33 02 78
Ouvert le midi tous les jours. Fermé les mercredis et le soir des vendredis et samedis (sauf en saison).

La Fabrique

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« C’est le local qui nous a tout d’abord attiré. Nous avons eu un véritable coup de cœur pour celui-ci et le port tout proche, » confient de concert Mélinda Heyn et Philippe Bailly, propriétaires depuis 2012 de La Fabrique. Ils ont depuis transformé ce qui était alors une crêperie en un resto traditionnel qui a conquis une bien belle notoriété. La cuisine, ici, c’est l’affaire de Philippe qui aime travailler le frais et le local. Ainsi, ses suggestions à l’ardoise varient selon les saisons. Le couple propose également une petite carte de crêpes et de galettes. Si pour eux, le Légué a bien changé ces dernières années, c’est tant mieux. « Il y a beaucoup plus d’animations, de promeneurs, de sportifs. C’est sûr, ça bouge. Surtout le week-end.» Et ils voient également d’un bon œil l’arrivée de nouvelles enseignes dans leur quartier car, pour eux, « Il s’agit d’une concurrence positive. »

La Fabrique
29, rue Adolphe Le Bail Plérin 02 96 61 54 68
Ouvert le midi tous les jours sauf les lundis. Ouvert le soir les jeudis, vendredis et samedis. Expositions d’artistes locaux.

La Marine

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Marie et Norbert Pecot sont quasiment les plus anciens du Légué. « Aux Mouettes, ils étaient là juste six mois avant nous, » rigolent les patrons du bar-restaurant La Marine.
Depuis dix huit ans, ils ont pu mesurer les changements oppérés au Légué. « C’est tant mieux, se félicite Norbert. Ça a évolué dans le bon sens car auparavant le Légué avait une réputation malfamée. Mais c’était juste une réputation. Maintenant, le quartier est très attractif.»
Aussi, jour après jour, Norbert, Chloë et les deux Marie servent des menus traditionnels, authentiques et variés qui semblent donner entière satisfaction à leurs nombreux clients. « Nous avons en effet 80 % d’habitués.»

Bar-Restaurant La Marine
5, Place de la Résistance
Plérin 02 96 33 26 46
Ouvert du lundi au vendredi de 8h00 à 20h00.

Dernière minute:
Le Mar’Mousse

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Le concept est très simple mais somme toute original : proposer de la bière et du whisky exclusivement bretons aux clients de leur bar et de leur cave. Les deux jeunes frères Girard, Tudwal et Mathias, ont eu cette (très) bonne idée « en plaisantant autour d’une bière, place du Chai. » Ils se sont alors mis à la recherche d’un local à Saint-Brieuc dans l’idée de dynamiser, « à leur modeste échelle, le commerce du centre ville ». En vain. Et puis il y a eu ce véritable coup de cœur pour cet entrepôt de type industriel du Légué. « Il y a un bel espace et un parking à proximité. En plus le quartier est en plein boum et a un sacré cachet. »
Après de nombreux travaux, le hangar s’est métamorphosé en un bar et une cave où il est maintenant possible de découvrir l’immense éventail des bières brassées en Bretagne (attention la Bretagne à cinq départements) ainsi que d’excellents whiskys, bretons eux-aussi (une exception sera faite pour les vins). A consomer avec modération, bien entendu.

Bar à bière et cave à vin
23, rue Adolphe Le Bail Plérin
Ouvert tout d’abord du mercredi au dimanche de 11h00 à 22h00.

Vélectric, écolo par nature

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C’est la grosse tendance du moment : le VAE, autrement dit le Vélo à Assistance Electrique. A Saint-Brieuc comme ailleurs.
Installés depuis juin dernier dans un très bel espace du Carré Rosengart, les trois dynamiques associés que sont Paola Kermaïdic, Cyril Dubois et Christophe Desloire sont agréablement surpris par le démarrage de leur activité de vente, location et réparation de vélos électriques. « Je ne pensais pas que ça commencerait aussi fort, » commente sobrement Christophe. La demande est bien réelle. « Nous vendons un moyen de locomotion mais aussi du plaisir. Le VAE s’adresse vraiment à tout le monde. Et ici, au Légué, les clients peuvent facilement tester leur futur vélo,» poursuit Cyril. Vélectric, c’est le nom de leur enseigne, propose cinq marques de référence (française, hollandaise et allemande). Sachez que pour 1 300 euros environ, vous aurez déjà un vélo performant à l’esthétique irréprochable.

Vélectric 16, quai Armez Saint-Brieuc. 09 81 86 52 62. Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 19h.

Encre les lignes

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Manu Mary, le souriant tatoueur du Légué, se singularise par un style graphique bien à lui et par l’extrême finesse de son trait. « Je faisbeaucoup de point par point . J’utilise peu la couleur car je trouve que le Noir et Blanc vieillit bien mieux. »
Encre les lignes
25 bis, rue Adolphe Le Bail
Plérin 02 96 72 82 71

David Ribette : 35 ans de passion

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Il est difficile pour David Ribette de parler de son propre style photographique. « C’est assez délicat de le caractériser. Je crois que j’ai ma patte. Pour moi, il faut qu’il y ait un truc qui se dégage, une émotion. J’aime faire ressentir ce que je vois et ce que l’on me demande, » souligne celui qui s’est plus particulièrement spécialisé dans la photo de mariage.
Mais pas que. Il effectue également de nombreuses séances en studio et réalise des reportages complets en entreprise, en architecture, dans le domaine culinaire ou encore en crèche. « Là, j’envoie tout mon matériel avec moi. Les flashs et les accessoires. » David adore ce qui bouge. « Je n’aime pas trop la photo statique, » poursuit celui qui est un adepte du Noir et Blanc qui selon lui « donne une âme supplémentaire aux images.» Touche à tout, David prend parfois de la hauteur (par l’intermédiaire d’un drone) pour des photos aériennes. Et lorsqu’il redescend sur terre, il ne dédaigne pas à partager ses expériences lors de stages ou de cours particuliers. « C’est une excellente idée de cadeau de Noël, » glisse-t-il malicieusement.
Originaire d’Avranches, David s’est installé depuis deux ans au Carré Rosengart. « J’ai bien cherché au centre ville mais c’était trop cher. Et ici, ça bouge bien et cela me fait une belle vitrine. »

Breizh-Photographie-Aéro
Carré Rosengart
16 Quai Armez, Saint-Brieuc
06 50 12 34 58/02 96 72 14 41
breizh-photographie-aéro.fr

Sacha Drouart : L’alchimiste de la composition

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En matière de photographie, Sacha Drouart adore la contrainte. Pour lui, tout est affaire de création.
« Je pars d’une page blanche et j’imagine la photo dans ma tête, » confie-t-il avant de passer à l’action dans son vaste et confortable studio du Légué. Ses réalisations sont sa véritable carte de visite. Notre homme ne manque décidément pas d’imagination. Ici, ce sont des salariés mis en scène sur leur lieu de travail. Là, ce sont des produits qui épousent à merveille les lumières. Ou encore ces originales photographies particulièrement bien travaillées d’animaux et de recettes. Rien n’est laissé au hasard dans ces compositions.
Tout d’abord spécialisé dans la photo agricole, Sacha explore aujourd’hui de nombreux domaines : l’architecture, l’entreprise, les chantiers, les produits, le portrait et avoue avoir une grande attirance pour l’art culinaire. Notre photographe travaille exclusivement pour les professionnels. Du « be to be » comme il aime à le dire .
Passionné de photo depuis toujours, le déclic lui est vraiment venu, en 2012, lors d’un vaste projet Femmes et hommes de la Cooperl de Lamballe. Un travail qui a donné une expo remarquée.
« Cette mission m’a mis le pied à l’étrier. Je me suis dit que c’était ce que j’aimais. »