Édito

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Vue à la manif-carnaval de Guingamp en faveur des intermittents du spectacle le 13 mars dernier. Tout est dit. (Photo Plc)

L’Autre, cet «essentiel»

Vous en souvenez-vous ? C’était il y a un plus d’un an, c’était il y a une éternité. Confinement, masque, télétravail, autorisation de sortie, déconfinement, reconfinement, vaccination, couvre-feu. Le fameux « stop and go ». Nous avons en quelque sorte mis nos vies entre parenthèses, appris à faire autrement devant des décisions dont on peine parfois à déceler la pertinence. Évidemment, le travail, les courses, les visites familiales permettent de garder le contact. Mais rien n’est vraiment simple en cette période rétrécie. Tout se fait au pas de charge avec extinction des feux à 18h00 précises hier, à 19h00 pétante aujourd’hui..
Et on sent vraiment grandir une réelle lassitude, voire un vrai ras-le-bol. Et maintenant, voici venir le variant breton. Les plus optimistes nous disent pourtant que, peut-être au printemps, que peut-être cet été, tout cela sera derrière nous. Que peut-être…
Mais, aujourd’hui, bistrots, restos, apéros entre potes, sports, concerts, théâtres et cinémas nous manquent. Tout comme cet Autre, ces Autres sans qui nous ne sommes finalement pas grand chose. Ces Autres qui ne peuvent en aucun cas être considérés comme « non essentiels ».