Cette nuit, j’ai fait un drôle de songe : ils partaient tous, ils quittaient une terre qu’ils avaient contribué à rendre invivable. Dans un bus de type américain, ils filaient à vive allure en direction d’une fusée sur laquelle était inscrit en lettres gigantesques Heading to Mars (Direction Mars, ndlr). Au volant, Elon Musk. À sa droite, un Trump enfin réconcilié avec son ami. Derrière eux, en première classe, se trouvaient côte à côte, Xi Jinping, Vance, Modi, Netanyahou, Erdogan, Milei et Méloni, suivis par les Le Pen, Hanouna, Salvini, Thiel, Zuckerberg, Bezos et Bolsonaro. Le Maire, notre petit prince de la finance, Retailleau, Darmanin, Wauquiez, Bolloré, Arnault, Stérin, Dati étaient là, eux aussi. Par contre, nulle trace de Sarkozy, visiblement empêché par ses innombrables ennuis judiciaires, ni de Hollande, carrément oublié. Et, encore moins, de Bayrou, toujours à la recherche du mode d’emploi de son vieux tracteur.
Par contre, il fallait voir Manuel Valls, courant en bras de chemise, transpirant autant comme autant, s’époumonant afin qu’on lui trouve une place. En vain. Macron, jupitérien en diable, avait quant à lui préféré rester auprès de sa Brigitte.
Mais ce qu’ils ignoraient tous, c’est que les petits ingénieurs chargés de définir la trajectoire de leur fusée se sont quelque peu égarés dans leurs savants calculs. Ça arrive.
Ainsi, de Mars, où de toute façon personne ne les attendait, ils ne verront qu’une bien lointaine silhouette…




