
Tout comme l’association Terre de liens, la CIAP 22 promeut une agriculture paysanne. Aux candidats à l’installation, elle propose un accompagnement sur mesure via des stages en immersion et d’utiles formations à la réglementation, à l’étude de marché et à l’entreprenariat. Elle peut également jouer un rôle de portage juridique*. Le tout dans un esprit social et solidaire.
Douze mois, de novembre à novembre : voilà le temps que prend la CIAP 22 pour préparer les futurs paysans à leur installation. Douze, c’est aussi le nombre de stagiaires accueillis lors de ces sessions annuelles. La plupart, pas tous, sont des NIMA (non issus du monde agricole, ndlr) et, bien souvent, en reconversion professionnelle. Ils savent déjà vers quel domaine ils souhaitent se diriger et dans quel lieu ils vont s’établir.
« Bien que leurs projets soient mûrement réfléchis, ils éprouvent le besoin d’être accompagnés, explique Rémi Bois, animateur à la CIAP. L’objectif de la coopérative est que les stagiaires testent leur activité en grandeur nature, qu’ils découvrent les réalités du travail à la ferme. »
Dans les faits, ils passent une grande partie de leur année auprès de leurs parrains (deux agriculteurs) dans les champs, les étables, les porcheries ou les bergeries.
Avec cette approche, la CIAP leur permet de découvrir l’environnement dans lequel ils vont être appelés à évoluer mais aussi, très important, à tisser du lien, à se créer un réseau à l’aide de groupes d’appui locaux composés de leurs futurs collègues, voisins et élus. Ceux-ci font d’ailleurs office de comités d’accompagnement et de suivi.
« Deux semaines en salle sont également au programme. Elles sont consacrées aux chiffrages, à l’expertise professionnelle et à la réglementation », poursuit Rémi.
Avec ces stages Paysans-Créatifs, ces futurs agriculteurs se trouvent ainsi parfaitement outillés pour réussir leur reconversion et, par là même, leur nouvelle vie. En huit ans d’existence, la CIAP 22 a déjà installé une bonne centaine de personnes.
« Nous avons un très bon taux de réussite, de 70 à 75 %. Notre ambition est que ces fermes soient pérennes dans le temps. »
Faciliter ces installations dans nos campagnes est également vertueux. « C’est un enjeu important car, d’ici huit ans, les départs à la retraite seront très nombreux. Ils sont estimés à plus de 50%. En plus, ce type d’agriculture est pourvoyeur d’emplois », conclut Rémi Bois.
- Il s’agit d’un hébergement juridique avec la possibilité d’un appui financier pour un investissement ou une avance de trésorerie.
La Coopérative d’Activité et d’Emploi Avant Première et Rich’ESS ont participé en 2017 à la création de cette première Coopérative d’installation en agriculture paysanne sur les Côtes-d’Armor. Auparavant, les projets bretons étaient traités en Loire-Atlantique.
Coopérative d’Installation en Agriculture Paysanne des Côtes-d’Armor
8 rue des Champs de Pies à Saint-Brieuc
02 96 78 95 41



