Microbrasserie Dimezell à Quessoy : c’est vous qui brassez !

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Bastien (au fond, initiateur de l’opération), Kévin, Benoît, Mylène, Florence, Mélanie, Marie, Didier : leur jovialité naturelle ne doit pas tout à la dégustation.

Ambrée, blanche, pale ale… Chaque samedi les amateurs peuvent brasser leur propre bière à Quessoy, la déguster un mois après. De l’avis unanime, l’expérience est riche. Et manifestement bonne pour le moral.

Les huit Rennais se sont levés tôt pour être à Quessoy à 8 h 30, certains encore vêtus aux couleurs de leur équipe de foot vainqueure de la Coupe de France. Ils ont décidé de faire ça en famille.  » Se faire notre propre bière, un petit cadeau qu’on s’offre « . Visiblement, le courant passe bien. Pas encore besoin de bocks pour arroser une bonne humeur qui paraît habituelle.
 » Pourquoi si tôt ? Parce qu’il faut bien quatre heures pour fabriquer une brassée,  » explique Philippe Le Pottier qui a lancé il y a un an la microbrasserie Dimezell (Mademoiselle, e brezhoneg) avec Christophe Chanvril, qui produit cinq bières artisanales prometteuses.
D’abord, on se met par deux, on choisit sa recette parmi les cinq disponibles et on lui trouve un nom. Marie et Kévin ont opté pour une blanche qu’ils ont baptisée La Moufle, sûrement une blague entre eux. Même choix pour Mélanie et Bastien avec une blanche nommée Tracto Beer, une allusion privée, il faut croire. Florence et Benoît, eux, ont appelé leur blonde Oh Beernez, de l’humour rennais probablement. Quant à Mylène et Didier, leur américaine ambrée a un nom sans ambiguïté : Pèt’ La Ruch’.
Maltage, concassage, empâtage… Toutes les étapes de la procédure sont respectées, aussi scrupuleusement que joyeusement, puis interrompues à 10 h 15 par un petit-déjeuner. Ensuite on passe aux filtrage et houblonnage, avant une pause-dégustation vers 11 h 30. Enfin on termine par l’ajout de levures pour la fermentation qui arrivera à son terme au bout de quatre semaines.
Là, nos huit mousquetaires reviendront embouteiller leur production dans 20 flacons de 75 cl étiquetées à leurs noms et baptisées selon leur imagination. Coût de l’opération : 132 euros pour deux personnes, bouteilles, collation, dégustation et rigolade comprises. Comme dit l’un d’eux :  » ça vaut le jus ! « 

Maltage, concassage, empâtage, Mélanie suit scrupuleusement les différentes étapes de fabrication.

Microbrasserie Dimezell
6, rue du Pilon
ZA de l’Espérance
Quessoy. 06 69 65 47 70
www.brasserie-dimezell.bzh