Nous ne reviendrons pas ici sur la loi scélérate d’orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture portée par Annie Genevard, ni sur le projet de loi « Duplomb 2 », encore en discussion. Ces textes témoignent, à nos yeux, d’une appréciation pour le moins originale de l’urgence climatique et des effets des pesticides sur la santé publique. Nous ne nous attarderons pas davantage sur cette brasserie récemment ouverte près de Lanvollon, fondée notamment par une personnalité dont la conception de la fraternité humaine semble s’accommoder de quelques frontières bien étanches. Non, vraiment, n’insistez pas.
En revanche, c’est avec un réel plaisir que nous vous présentons, dans les pages qui suivent, des agriculteurs et maraîchers qui ont fait le choix de pratiques alternatives. Leur parcours montre qu’il est possible d’inventer d’autres façons de produire et de vivre de la terre. Bien sûr, rien n’est simple, rien n’est jamais définitivement acquis, mais c’est précisément dans cette remise en question permanente que réside la richesse de leurs démarches. Il ne s’agit nullement de minimiser la somme de travail accomplie par les agriculteurs dits conventionnels, particulièrement en cette période de l’année où les journées semblent toujours trop courtes. Mais, nous les Flâneurs, nous assumons notre préférence pour une agriculture biologique, locale et respectueuse des équilibres naturels.




